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Le fantasme de ma vie 2

Lire et renaître !

Quand j'étais adolescente, j'adorais lire des polars. Je me retrouvais dans des histoires où meurtre rimait avec enquêtes et indices avec mécanisme psychologique. Le fait d'entrer dans la tête des personnages me fascinait. Plus j'en lisais, plus je découvrais l'assassin avant la fin de l'histoire. J'ai vite compris que les étapes de l'enquête étaient les mêmes quel que soit l'ordre dans lesquelles elles arrivent à nous. Merci Agatha Christie de m'avoir transportée et fait aimer les années 1930.

Mais plus le temps passait, plus j'avais des difficultés à lire. Je suis passée d'ophtalmologue en ophtalmologue, de multiples changements de verres correcteurs avec un espoir de lire un livre sans vertige et autres problèmes pour réussir à en finir un.

Je me suis rabattue sur les films et séries. J'y ai découvert un univers passionnant jusqu'à aujourd'hui. Ne pouvant plus travailler, j'en profite grâce aux DVD et à Netflix.

Par moment j'avais l'espoir de pouvoir de nouveau lire un livre mais je savais que c'était peine perdue. Je me sentais frustrée ! 

Imagine, vouloir découvrir de nouvelles histoires, de nouveaux auteurs et être dans l'incapacité d'assouvir cette envie.

Et il y a deux jours, le miracle s'est enfin produit ! Grâce à une auteure et aquarelliste du nom d'Alicia Luz, j'ai enfin pu lire un roman en entier et sans aucun vertige ! 

Le titre de son roman m'a fait rêvé : Le fantasme de ma vie, pensées d'une trentenaire aux envies légères.

Ce livre érotique raconte l'histoire d'une jeune femme en accord avec ses valeurs et son temps qui profite de la vie, de ses passions et vit le moment présent. Une jeune femme d'aujourd'hui.

Ce roman est d'une sincérité incroyable. Il n'y a pas une once de vulgarité, bien au contraire. C'est tout simplement beau. Et pour cause, pendant deux heures, je me suis laissée surprendre par les éclats de rire, les larmes, la tendresse, la colère et l'envie d'une suite. J'ai lu le roman sans pause, littéralement happée par l'histoire.

Je me suis identifiée à l'héroine grâce à des souvenirs qui sont remontés à la surface. Je me suis reconnue dans ses pensées, dans sa manière de voir les situations avec légéreté. Ça m'a permis de prendre du recule sur des événements. Je me suis rendue compte à la fin de ces deux heures merveilleuses que j'ose à nouveau vouloir. Vouloir rêver, plaire, imaginer un avenir qui ne soit pas synonyme de maladie et d'invalidité. Merci Alicia !

Porte bien bien !